Le jeu de la vérité : Une nouvelle série….Episode 1

6 02 2012

Comme se déchaine toutes les affirmations sur les banques et sur le futur du système, je vais tenter preuve à l’appui de démythifier certaines “vérités” diffusées en permanence sur les radios et télévision. Pas de jeu politique mais juste quelques réactions à certains propos de spécialistes. En avant :

Dimanche Matin : 5 février : France Inter : le commissaire à la réindustrialisation, René Ricol (au demeurant efficace créateur de la médiation du crédit et plutôt expert dans son domaine) affirme que la création des fonds de capital risques régionaux sont créés sous l’impulsion de la CDC (Caisse des Dépots et Consignations) et que les Banques ne font que suivre. FAUX !

Je viens de participer à la création de 3 fonds régionaux (en fait les seuls ou quasiment les seuls créées entre 2010 et 2011). Ce sont bien les Banques qui ont décidé et investi en premier. La CDC ne confirmant son engagement (minoritaire systématiquement) que lorsque les Banques participantes ont confirmé préalablement et par écrit leur engagement. Donc les Banques n’ont jamais la certitude de l’implication de la CDC avant elles. Ce n’est pas grave en soi et la CDC joue bien le jeu mais il est faux d’affirmer que les Banques sont les suiveuses. Dans les cas que j’ai pu rencontrer (en fait dans 2 cas sur 3, j’ai eu le privilège d’être dans les initiateurs), ce sont bien les Banques (très souvent pour ne pas dire uniquement régionales et mutualistes) qui ont décidé et investi en premier.

 

Demain : Episode 2 : Le Crédit Mutuel et sa “drôle” de définition du Banquier dans sa dernière Pub….





La crise : l’éternel retour ?

4 12 2011

Une fois n’est pas coutume. Pas un  long article mais une vidéo (plutôt la traduction d’une chanson) trouvée sur le net et qui replace une chanson italienne célèbre dans les années 70 mais dont les paroles (le montage photo est lui actuel) sont d’une incroyable actualité. Alors bonne écoute !

 





Next stop : the Twilight Zone !

30 10 2011

Dans les années 60, cette phrase inaugurait une série célèbre aux Etats Unies -(peu)connue en France sous le nom de la 4ième dimension. Il s’agissait de plonger des personnages dans une dimension parallèle, parfois absurde, souvent dystopique ou paranoïde. Et bien, cette semaine, nous sommes rentrées peut être dans la Quatrième Dimension (Twilight en anglais est plus adapté : Crépuscule, pénombre en fait un changement d’état). En effet, comment comprendre les commentaires divers et variés précédent le sommet européen et les réactions du lendemain. On efface la moitié d’une dette mais ce n’est pas un défaut et hop…les marchés bondissent de 6%. Mais où sont les changements structurels, où sont les solutions qui visent à réduire la pression des marchés. Les banques doivent être recapitalisées …soit mais elles seront l’objet de spéculation pendant plus de 6 mois. Comment imaginer que les marchés ne vont pas reprendre leur spéculation sur les vieilles démocraties européennes, bien plus endettées que la Grèce et donc bien moins en capacité de réduire de 50% (!) leur passif sans entraîner leur système politique dans l’abîme. Il n’y a qu’à voir comment les Chinois, puissance n°1 de fait maintenant, ont réagi. En fait, la guerre commerciale et économique est déclarée mais personne ne le dit et surtout personne ne veut le voir. Je passe sur les débats politiques français en cours (ce blog n’est pas politique). Alors pourquoi suis-je pessimiste ?

Parce que aujourd’hui, les solutions économiques sont inexistantes et les solutions fiscales vont réduire l’investissement et l’emploi (hausse des impôts directs et donc pression sur les salaires, pas de politique d’épargne, pas de plan de réduction structurelle de dépenses et d’amélioration du fonctionnement de l’Etat…)

Parce que les marchés restent dominants et les politiques renforcent leur dépendance aux marchés (FESF, effet de levier sur l’assurance des dettes publiques). On peut comprendre l’urgence des mesures et donc une certaine forme de dépendance mais on comprend mal l’absence de mesure de fonds. La seule exigence renforcée du ratio de solvabilité apparait faible tellement le maintien d’un ratio de 8% apparaissait déjà ridicule post 2008.

Parce que les causes profondes de la crise ne sont pas clairement expliquées dans les médias et la classe politique. L’endettement stérile pour payer des déficits ; la désindustrialisation de la France parce que le coût du travail et de l’investissement est plus cher que dans les autres pays les plus dynamiques mais aussi parce que le système éducatif ne prépare pas nos étudiants à l’industrie ou à la création de valeur durable.

Alors oui nous sommes bien dans la quatrième dimension et les jours qui viennent le confirmeront. La spéculation reprendra, l’euro-septiscisme va s’intensifier et la récession gagnera les 6 premiers mois de l’année. Voilà, je prends le risque de faire un pronostic et j’espère avoir tort. J’espère que les entrepreneurs, les créateurs de valeurs, les activateurs vont agir, prendre des risques, mobiliser et concentrer leur énergie sur l’investissement, l’innovation et feront donc le choix de l’avenir, le choix de l’espérance, le choix de la vie et de la liberté. C’est ce que je vais faire !

 





Le bébé, l’eau du bain et la baignoire….

6 10 2011

Il est temps de corriger les inepties qu’on entend à tour d’ondes hertziennes numériques ou pas. Oui, c’est certain il faut réformer le système, oui il faut réduire les déficits etc….mais gardons nous des amalgames.

Exemple : les critiques sur les banques françaises…oui elles sont souvent critiquables mais comme toute entreprise mais dans quel pays trouve-t-on des banques qui prêtent à 20 ou 25 ans à taux fixe c’est à dire qui permettent à des ménages (souvent jeunes) d’accéder à la propriété à coût connu et constant pendant 25 ans ??. Est ce que le prix de l’essence est constant pendant 25 ans, Est ce que prix des légumes, de l’électricité, du Gaz….est constant. Quels fournisseurs assurent cela ? Comment donc dire que les banques sont chères ? Une première vérité non ?!

Autre point ? Comment font-elles (les banques) donc pour gagner de l’argent et garantir ce risque. Et bien elles transforment des liquidités sur des actifs sûrs…enfin jusqu’à aujourd’hui. Les dettes d’état. Et oui ! On s’étonne que des banques prêtent aux États européens ? De qui se moque-t-on ? Du contribuable forcément qui aurait payé sensiblement plus d’impôt. Mais je me suis déjà exprimé sur ce point.

Plus profondément, la crise que nous vivons à une origine profonde et inquiétante car elle pose la question du changement de référence. Ainsi, comme la référence de la physique moderne est la théorie de la relativité, comme la référence pré-renaissance était la Terre centre de l’univers, et bien, la référence de la finance de la deuxième moitié du 20ième siècle est le taux “sans risque” (le fameux Triple A), c’est à dire le taux qui sert de référence à toutes les valorisations. Ce taux, c’est le taux des grands états industrialisés (US ou Zone Euro ou Yen). Car pas de défaillance possible tout comme point de salut en imaginant que la Terre n’est pas au centre et que la vitesse de la lumière est la référence. Visiblement au CERN de Genève, des particules plus rapides que la lumière ont été découvertes. J’imagine l’émoi pour tous les physiciens de la planète qui ont appris cette nouvelle. Pour le commun des mortels, cela ne change rien jusqu’à ce qu’on invente la téléportation au stade industrielle. Mais quand depuis 2010, on peut imaginer qu’un défaut de paiement US ou européen est possible, alors là…perte de référence, plus rien ne va. En effet, en empruntant à court terme et en prêtant “sans risque” aux grands états, les banques assuraient à la fois leur refinancement et leur marge et pouvaient prendre les risques ailleurs (parfois, c’est vrai de manière inconsidérée sur les marchés dérivés et autres). La référence étant absolue, le jeu n’avait pas de limite et surtout était encouragée par toutes les autorités financières ou politiques car il alimentait la croissance et solutionnait la difficile équation croissance / pression fiscale / pression sociale. Mais maintenant que la référence a disparu et qu’aucune référence n’est venue se substituer….et bien c’est le vide sidéral, l’agitation moléculaire, la réaction en chaîne non maîtrisée.

En conclusion, le problème malheureusement n’est pas dans la solution politique à trouver. Certes, une solution politique au niveau européen est indispensable mais pas suffisante. Le doute maintenant existe et les spéculateurs vivent du doute. Donc le référentiel va changer mais il reste à inventer.

 





La crise financière : comme une mauvaise série…

2 08 2011

Même Hollywood n’oserait pas. Chaque mois égrène les saisons de la crise comme Lost ou Dr House. On a eu les subprimes et vlan !, derrière, la crise de l’euro saison 1 en 2010 puis accélération saison 2 avec l Grèce chapitre final puis les USA et pointe déjà le teasing de l’Italie. Incroyable monde qui ne tire aucun enseignement de ses turpitudes. Les scénaristes que sont les spéculateurs et dans une certaine mesure leurs complices tacites, les agences de rating, nous offrent des rebondissements, du suspens, des mélodrames (Nicolas et Angela vont ils se séparer ?). Trêve de plaisanterie. Nous vivons une période charnière. La prise de conscience de 2009 a été de courte durée. Plutôt, elle n’a pas pris la forme attendue car germait déjà l’étape suivante : les dettes publics.  Nous avons certainement touché les limites du libéralisme et ces limites sont testées en permanence. Alors oui le libéralisme apporte la croissance, le progrès au sens technologique et dans une moindre mesure social. Mais il a un prix, le marché…Car le marché n’a rien de démocratique, le marché est individuel et collectif, anonyme mais pourtant concret et pesant. Et le marché c’est la liberté, c’est même sa caractéristique…peu de règles, peu d’éthique. C’est bien comme une soirée bien arrosée entre copains mais si c’est tout les soirs, alors la soirée arrosée se transforme en dégénérescence, en pathologie. Et là, nous avons atteint la pathologie chronique en laissant les marchés dictés la loi, presque au sens propre, de notre vie quotidienne. J’utilise volontairement le nous car c’est bien nous qui choisissons de ne pas résoudre nos déficits, réformer notre fiscalité, équilibrer notre passif social (entre retraites, maladies, avenir de nos enfants, sécurité etc…). Car le marché répondait présent en prêtant mais le marché est devenu Usurier, le marché est devenu Malin. De prêteur bon enfant, il est devenu prêteur sur Gage et réclame son dû. Il a déjà eu nos âmes. Et oui, la machine est en route. Alors on se félicite, ce soir, du vote du congrès US mais il s’agit de quoi, d’agrandir le déficit jusque quand…Dans le même temps, les taux Italiens ou Espagnols montent à 6% (taux que l’Etat paye pour sa dette), comme la Grêce il y a un peu plus d’un an !

Alors quelles solutions ? Augmenter les impôts, relancer l’inflation, couper dans les dépenses, sortir de l’Euro…Les experts s’en donnent à coeur joie. M’est avis que la solution n’est pas unique et surtout discrète car les marchés spéculeraient dessus. Le résultat est inéluctable….progressivement réduire la dépendance des marchés sur nos économies et nos finances publiques. Réinventer progressivement les circuits courts de financements, en ré-intermédiant davantage l’épargne dans le financement de l’économie de proximité. Repenser la mondialisation sous l’angle d’un meilleur équilibre et en évitant d’importer les déficits. Limiter les produits dérivés de gestion de dettes (CDS et autres) qui augmentent la spéculation. Voilà quelques ébauches de principes mais le plus important est de revenir dans un cercle vertueux : Investissement, création de valeur, partage, épargne, consommation. Pas de naïveté, pas de collectivisme mais simplement l’atterrissage lent mais nécessaire qui implique des efforts individuels et collectifs, des priorités et de la volonté. Sinon, après avoir venu nos âmes nous aurons vendu celles de nos enfants et de nos petits enfants ainsi que leur vie et la “saison 3″ ressemblera plus à un film de Lars Von Trier qu’à une production DreamWorks ou Buena Vista.





Ah ces banquiers, des poissons rouges ?

26 02 2011

On dit que les poissons rouges disposent d’une mémoire très courte (un tour de bocal !). C’est ce qui leur permet de vivre sans devenir dépressif. L’article du Monde sur les récents résultats des Banques atteste cette thèse aussi sur les banquiers. Alors que les cendre de la crise financière sont encore fumantes et nauséabondes, la violence des derniers résultats des banques fouettent les consciences comme une bourrasque de grêles en pleine hiver. Mais est-ce que l’article ne fait pas un amalgame un peu rapide ? Certainement !

Oui, le faible niveau des taux d’intérêts a aidé les banques mais aussi les ménages et les entreprises pour s’endetter et investir.

Oui, les revenus du trading ont augmenté et le bonus avec…et ce n’est pas normal mais c’est le système économique dans son ensemble qui est en cause, à commencer par les endettements publics considérables qui ne sont pas uniquement et majoritairement liés aux programmes de soutien depuis la crise. Ils alimentent les marchés et ont besoin d’eux pour trouver des refinancements (la récente crise de l’Euro en est un vivant exemple).

Oui, les banques pointent du doigts les dernières réformes dites “Bâle III” et elles ont raison car il s’agit d’une véritable entrave à un financement intermédié et concurrentiel de l’économie et notamment de l’économie de proximité. J’y reviendrai dans un autre article. Mais l’amalgame du lobby est grossier car quelles sont les banques qui critiquent le plus activement les réformes en vue ? Ce sont les Banques françaises ! et non pas les Banques anglo-saxonnes à commencer par les Banques américaines et anglaises. Hors à l’exception de BNPP, les banques françaises concentrent leurs revenus sur leur marché domestique. Donc, si le lobby s’active, c’est bien pour poser une question de fonds. Dans une économie où l’accès au crédit est l’un des moins chers et l’un des plus faciles de toute l’Europe (ou même de l’occident) et où la sécurité apportée aux entreprises et aux ménages dans leur recours au crédit est la plus élevée, comment imaginer donner les clés aux marchés pour assurer une grande partie du refinancement, comment imaginer transformer une grande partie de l’épargne en titres et non en dépôts monétaires plus stables et en final mieux garanties pour le petit épargnant ? Franchement, il y a des lobbys plus puissants en France que le lobby des banquiers. Donc, l’article pose de bonnes questions mais apporte une synthèse amalgamée et politico-socialement correcte. Mais comment souvent, la vérité est ailleurs et certainement multiple.





La solidarité : Une vertu capitaliste ?

30 01 2011

Lors d’une récente conférence, un intervenant (érudit et brillant mais la confidentialité de ce blog m’oblige à cacher son identité) a développé une idée originale autour de la générosité et la solidarité. N’étant pas banquier (loin de là), on peut prêter à son raisonnement un minimum d’objectivité. Ainsi, son analyse reposait sur l’antagonisme entre générosité et solidarité alors que la pensée commune les associe allègrement. Ainsi, la générosité s’apparentant à un don, voire un abandon, consiste à se priver d’une ressource (généralement de l’argent) au profit d’un tiers qui lui en bénéficie. La solidarité est tout autre, elle consiste à faire converger des intérêts et de ce fait lier les actes solidairement entre eux par cette solidarité.

Exemple :

Vous souhaitez acheter du pain ? pourquoi  ? parceque vous avez faim : Votre intérêt c’est la faim.

Votre boulanger fabrique du pain : son intérêt le vendre et non pas le garder (évidence)

En terme de générosité, votre boulanger ne peut vous offrir le pain (ou alors occasionnellement !!). Donc vous perdez un euro et gagner une baguette. Lui gagne un euro et perd une baguette mais en fait chacun satisfait un intérêt. Et chacun fait acte de solidarité, le boulanger qui fabrique du pain pour ceux qui ont faim et les “affamés” qui satisfont les boulangers qui font du pain….

Mais qu’est ce à voir avec le capitalisme et la Banque ? Et bien lorsqu’on épargne, lorsqu’on place son argent dans une banque ou un capital : on va y trouver un intérêt (comme par hasard le même terme est à prendre au sens propre comme au sens figuré). Sans ce capital, pas de projet, pas de boulanger, pas de pain…Donc l’intérêt de l’actionnaire est bien solidaire avec l’objet social de l’entreprise. Oui mais…..Est ce que l’actionnaire a le même intérêt que celui qui peut converger entre l’entreprise et le client ? Voir entre l’entreprise et son salarié ?

Est ce que cette solidarité n’est elle pas en fait un rapport de force ?

Est ce que cette solidarité qui il est vrai très différente de la générosité, n’est pas contraire à l’intérêt du public ?

Etc…

Alors, notre érudit aurait-il tort ? Pas tout à fait. Il y a effectivement une forme de solidarité lorsque les intérêts convergent mais elle ne s’exprime pas pour les autres, uniquement pour les protagonistes. Il faut donc imaginer plus loin et envisager la solidarité par un terme plus technique et plus pratique : la coopération. J’y vois ici une autre forme de solidarité, plus logique, plus rationnelle. Ainsi, j’apporte un savoir-faire, un capital. En échange, j’attends un retour direct ou alors différé voire indirect. Un exemple ?

J’ai un capital et je n’en ai pas l’utilité immédiate. Je le dépose à la Banque, qui le transforme en crédit pour les autres clients. Je reçois un intérêt. Je suis dans une forme de solidarité passive. Mais que se passe-t-il si cette banque effectue des opérations spéculatives ou qu’elle oriente sa stratégie vers d’autres opérations ? Est ce que ma solidarité passive est en réalité négative ? Par exemple, la Banque pourrait choisir de ne pas me prêter le jour où j’en ai besoin ou à des conditions anormales (sans évoquer un problème patent de solvabilité). Dans ce cas, la solidarité passive n’est plus du tout utile.

Est ce que les banques coopératives limitent ce type d’effet ? Pour partie oui. Leur objet social et surtout leur caractère majoritairement régional, draine mécaniquement un maximum d’épargne vers des projets qui me concernent davantage : les entreprises de ma région, de mon environnement, les particuliers, les collectivités locales. Dans ce cas, la solidarité devient plus active, plus palpable et revêt une forme de coopération. Une limite toutefois : la complexité des opérations bancaires, la recherche de rentabilité (indispensable à toute activité économique) et la difficulté de moderniser la coopération sont des freins à une coopération effective et parfaite. Mais elle existe.

Alors une nouvelle forme de solidarité pourrait voir le jour. Ainsi on assiste outre-atlantique à des expériences dites Peer to Peer (en Asie également) où des épargnants choisissent directement leurs emprunteurs et le projet. Cette forme aussi existe en France à petite échelle avec les business angels (pour les fonds propres, ce qui ne répresentent qu’une part faible des besoins de financement). Mais ces démarches, qui souffrent d’un cadre juridique quasi-inexistant compte tenu de nos législations, montrent de nouvelles voies. Elles montrent aussi que notre idée du capitalisme ou du rapport à l’argent fait fausse route et qu’effectivement la générosité et la solidarité sont deux vertus bien différentes mais bien utiles.








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